Le Palais de Mogoşoaia

Escapades en Roumanie   

Le Palais de Mogoşoaia, situé dans la commune du même nom (dans le comté d’Ilfov) à environ 15 km de Bucarest, représente un bijou du style architectural et artistique brancovenesc, mais aussi un des lieux de détente préférés des Bucarestois et des touristes.

Mogoșoaia se situe sur la route nationale Bucarest – Târgovişte. L’accès à la cour du palais se fait par une majestueuse allée, bordée d’ormes, qui traverse le parc de l’ancienne résidence princière. Le palaisbrancovenesc combine des éléments d’inspiration vénitienne et ottomane, son domaine comprenant plusieurs édifices : l’église Saint George située à l’entrée du complexe, à gauche ; la Tour de la Porte ; la cuisine d’été (cuhnia) ; le bâtiment principal ; la maison d’hôtes ; les serres et la petite chapelle funéraire de la famille Bibescu.

Constantin Brâncoveanu est resté dans l’histoire du pays comme l’un de plus célèbres voïvodes de la Valachie. Pendant son règne (entre 1688 et 1714) cette région a connu une riche période de développement culturel et un essor de la vie religieuse et artistique, dont témoigne la beauté du stylebrancovenesc apparu à cette époque.

Ce style, qui combine harmonieusement des éléments traditionnels roumains avec des influences byzantines, des motifs végétaux et des ornements baroques, ainsi que des éléments de la Renaissance vénitienne et italienne est visible dans plusieurs édifices religieux et laïcs construits pendant les 26 ans du règne du voïvode. D’autres édifices emblématiques ont été construits dans le même style dont l’Eglise Saint George Nouveau (au km 0), l’Eglise Colțea et l’Eglise Stavropoleos de Bucarest ; les monastères Horezu et Govora des localités des mêmes noms ; ou encore les palais de Potlogi, Doiceşti, Brâncoveniet Sâmbăta de Sus.

Né en 1654, dans une famille de boyards romains, le voïvode martyr a eu des liens forts avec la famille de Cantacuzino (Cantacuzène), du côté de sa mère, une autre famille puissante de la Valachie qui a donné d’importantes personnalités politiques et culturelles. Il a été parmi les plus importants dignitaires de la Valachie et a succédé à son oncle, Șerban Cantacuzino, au trône de la Valachie (Țara Românească). Afin de préserver l’indépendance de son pays, il a essayé d’adopter une « politique d’équilibre » entre les puissants empires voisins. Bien que vassal de l’Empire Ottoman, il a été décoré en 1695 par l’empereur autrichien Léopold Ier, ainsi que par le tsar de la Russie, Pierre le Grand, en 1700. En 1714, le sultan Ahmet IIIe a accusé Constantin Brâncoveanu de trahison, suite à sa correspondance avec les familles qui étaient au pouvoir en Europe. Refusant de renoncer à la foi chrétienne orthodoxe, il a été décapité en présence du sultan, le 15 août 1714, avec ses quatre fils (Constantin, Ștefan, Radu et Matei) et son conseiller Ianache Văcărescu. Sa femme, Marica Brâncoveanu, a récupéré son corps et l’a enterré à Bucarest, en 1720. En 1992, le voïvode avec ses quatre fils et le conseiller ont été reconnus  saint martyrs par l’Eglise Orthodoxe Roumaine.

Revenant au palais, le bâtiment principal de la cour princière de Mogoșoaia, finalisé en septembre 1702 (selon les documents d’archive qui se trouvent exposés dans le Pavillon), a été érigé dans le but de servir de résidence d’été. Le domaine a appartenu à la famille Brâncoveanu pendant environ 120 ans, et a été sauvé de la ruine par la famille Bibescu en début du 19e siècle.

La résidence se trouve au milieu d’une grande cour rectangulaire joliment aménagée, encadrée à trois endroits par des murs et de constructions auxiliaires. Le quatrième côté donne sur le bel étang du domaine, riche en nénuphars durant l’été.

Actuellement, le palais de Mogoşoaia abrite aussi le Musée d’Art Brancovenesc.

C’est l’endroit idéal pour vous détendre loin du bruit et de l’agitation de la capitale, pour visiter les expositions permanentes et saisonnières ou pour vous promener dans les jardins de roses, d’iris et de lys. Vous pouvez faire de belles balades à l’ombre des conifères et des tilleuls et participer aux évènements culturels qui sont régulièrement organisés ici, mais aussi profiter de ce début de printemps pour célébrer le mois d’amour et le Dragobete (le 24 février) – le patron de l’amour et de la bonne humeur chez les Roumains. Le Dragobete (Dragobetele), personnage mythique traditionnel roumain auquel sont associées plusieurs légendes autochtones, est identifié à Cupidon – dieu de l’amour dans la mythologie romaine et à Eros – dieu similaire dans la mythologie grecque. Il est lié à l’arrivée du printemps, à l’amour, à la fertilité et à la renaissance de la nature et de l’esprit humain.

Pour les arrêts nécessaires, nous vous recommandons dans le Nord de la capitale:

Hébergement: Pensiunea Helvetia, Str. Popa Savu nr. 75; Casa Victor, str. E. Porumbaru nr. 44.

Restauration: Gargantua d’Oro, str. Șerban Petrescu nr. 8; Joseph, str. Dr. Ion Cantacuzino nr. 8.

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